Poissy Galore – Insects Museum is nominated for the Mies Van der Rohe Award for European Architecture 2016

The series of a pavilions and small buildings with different public functions and programs are part of a future 113 hectare large public green space along the Seine river, in Carrières-Sous-Poissy, at the end station of the RER line A and close the renown Villa Savoye from Le Corbusier. The Park designed by the Paris based landscape architects Agence TER will be a public park and ecological showcase for local residents and a leisure destination for people living in and around Paris. The project has been developed in collaboration with Swiss practice HHF.

The competition brief included the construction of a visitor’s center, of a restaurant (“guinguette”), of an observatory plus about a dozen smaller infrastructure “follies” with different uses.

Similar to the popular wooden preschool toys in form of building blocks made of out of colourful wood, this collection of pavilions and small infrastructure «follies» is based on a modular wood system, repeating and combining different sized and different angled timber frames. This approach allows for interesting and unusual constructions, enabling a wide range of possible variations with a very limited number of elements, while at the same type staying very flexible for future adaptions and during the construction phase. This will result in unique atmospheres and spaces for each of the pavilions and infrastructure follies. In addition to that it’s a relatively low priced construction method which enables the integration of local building know how and local companies.

The site of the project is an exceptional one, for its location along the Seine river and for its “in-between”, dual nature (land/water, city/sprawl, wilderness/domesticated nature). The presence of barges, fishing huts and houseboats, which have been so far inhabiting the site has been a powerful source of inspiration. On the other side, the site boundary is characterized by suburban nondescript housing pavilions. The design springs from a process of hybridisation between these two existing habitat models: the floating barge and the archetypical, suburban house resulting in a new typology emerging in the park and dealing with the site’s memory and identity both spatially and socially, whilst providing a contemporary and forward-looking response.

By working along residential neighbourhoods and along the river, we are invited by this project to come inhabit a large urban room worthy of Paris’ tradition of great terraced boulevards. This very active strip of land is made up of continuous docks, a large mooring space for barges, pontoons, lookouts, observatories, cantilevered terraces.

These small, furtive constructions must stimulate the flow of people over the entire length of the park, and towards the water and city, as well as provide facilities for viewing the landscape: framing/un-framing. They will bring an inspirational atmosphere, to encourage new experiences. We want to suggest windows for sharing this new kind of landscape, and bring the surrounding city to life by intensifying certain elements of the landscape plan: inscribe it within an urban strategy. The idea is to create conditions for viewing the space, to allow crossovers that are adapted to the buildings’ uses, users, to the evolution of their surroundings.

Ce projet s’insère dans une action globale menée à l’échelle du territoire de l’OIN Seine Aval : Seine Park. Il prévoit la construction d’une maison du parc pour l’accueil des visiteurs, d’un restaurant et d’un observatoire panoramique, ainsi que d’une dizaine de kiosques et de folies. Ce projet est developpé en collaboration avec l’agence suisse HHF.

Le site est exceptionnel, par son emplacement reconquis par une nature entre-deux (terre/eau, friche/ville, nature défaite/refaite), par les puissances métropolitaines qui vont s’y articuler et par les raccordements locaux que le projet va tisser avec l’existant en cours de densification.  En travaillant le long des quartiers d’habitation, il s’agit de venir habiter une grande pièce urbaine digne des grands boulevards terrasses. Cette bande active est une figure de quai continu, un grand espace d’amarrage pour des barges, des pontons, des cabanes d’affût, des observatoires ou des terrasses en porte à faux. Les édifices à la présence furtive doivent dynamiser des flux dans la longueur de la bande active, et depuis elle vers l’eau ou la ville, ainsi qu’un système de vues dans le paysage : cadrer/décadrer. Nous voulons proposer des fenêtres pour partager ce nouveau paysage, et faire exister la ville qui l’entoure en intensifiant des éléments de programme : s’inscrire dans une stratégie urbaine.   Si le parc est placé sous une symbolique fluviale, la typologie présente sur site des maisons-bateaux, barges et cabanes de pêche s’impose : modes de construction immergés dans cette nature. Nous construisons un processus d’hybridation entre ces modèles flottants et l’archétype de la maison de banlieue ; pour organiser la rencontre entre deux systèmes d’habitation existants de part et d’autre du parc. Maison + barge = « maison barge » = « folie ».  Elles viennent s’amarrer sur la bande active.

Au plan constructif, toutes ces architectures sont déclinées à partir du motif d’un cadre qui dit à la fois « fenêtre » et « maisons-barges ». Ces démultiplications d’un même élément doivent permettre à chaque édifice d’exister plus comme paysage (vibration) que comme forme pleine : une existence qui a sa place dans un paysage subtil. Le jeu chromatique entre bois brut grisé (bois flotté) et de couleurs intenses décolorées, ou les effets de résilles/dentelles viennent souligner cette ambiguïté artificiel/naturel particulièrement susceptible aux variations de lumière et de végétation. Les différentes interventions sont posées sur des socles de béton sur lesquelles elles doivent trouver leur équilibre, comme des quilles à marée basse, sur lesquelles se dessinent des lignes de flottaison (lignes de continuité dans le paysage). Une tension délicate entre raffinement et économie de formes et matériaux, qui vient souligner par contraste la puissance de nature en reconquête du parc.